Les acteurs de ce mouvement et leurs revendications

Les acteurs

Ce mouvement est hétérogène et rassemble aujourd'hui différentes classes sociales : depuis les personnes dont la maison à été saisie victimes de la crise des « subprimes », en passant par les étudiants endettés qui doivent alors renoncer à leurs études, jusqu'aux chômeurs mais également aux célébrités qui souhaitent soutenir le mouvement.

Les moyens de communication

 

Si le mouvement rassemble autant d’adeptes, c’est sans doute grâce à ses moyens de communication et de diffusion : des conférencesde presse deux fois par jour, plusieurs sites internet, un journal quotidien ("The Occupied Wall Street Journal") témoignent d'unecommunication presque professionnelle. Le mouvement est très présent sur Internet et sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter,Tumblr, Scribd... autant d'outils pour propager les informations.
Beaucoup de vidéos sont également postées sur leur site où l'on peut suivre le mouvement en direct. Mais ils communiquent aussi pardes gestes et des symboles. Par exemple, les 10 doigts de la main qui gesticulent en l'air veulent dire qu'on approuve un message.

 

Les revendications

 

Mais alors que revendique un mouvement aussi bien organiser ? En fait, « Occupy Wall Street » dénonce le système bancaire américain, ils manifestent contre les dérives de celle-ci et notamment contre leur sauvetage lors de la crise de 2008 avec des fonds publics alors qu'elles sont responsable d'expulsions de logements et du taux élevé de chômage.
Ceux sont de multiples slogans qui traduisent leurs idées qui peuvent paraitre parfois confusent : "Marx was right", "make love", "eat the rich". Les slogans sont donc nombreux et les revendications multiples. Le mouvement n'a pas de réel Leader, cela explique la multitude de demande et parfois la confusion du mouvement (par exemple, les écologistes viennent se mêler à Occupy Wall Street). Ce dernier risque donc de s'essouffler et perdre de la crédibilité.
Mais le fond semble néanmoins le même : le capitalisme financier doit être remplacé. Pour cela un slogan traduit cette idée : "les banques ont été renflouées. Nous avons été vendus". Mais celui qui domine paraît être celui-ci "We are the 99%" soit "nous sommes les 99%" car tout ces manifestants représentent la grande majorité de la population qui lutte contre les 1 % qui s'accaparent les richesses. En effet, les 400 américains les plus riches possèdent davantage que les 150 millions d'américains "d'en bas", rassemblés. Les Etats-Unis sont un pays où plus de 46 millions des citoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté : le taux de chômage s'élève à 9,1%. En septembre 2011, 14 millions de chômeurs enregistrés et 9,6 millions travaillant à temps partiel, ne trouvant pas d’emplois à temps plein.
Et plus généralement, les "anti Wall Street" ont également des revendications plus larges et générales. Ils souhaitent un changement global de la société, un système plus égalitaire et moins "corrompu". Ils dénoncent alors les responsables de la crise de 2008, ceux qui ont spéculé, sans être inquiété, avec l'argent de la population et qui on prit le risque de détruire des millions de vie par cupidité.
Ils s'attaquent à Wall Street car ils estiment que la Bourse a la mainmise sur la politique et ses dirigeants. En effet, l’abrogation des accords de Bretton Woods, en mars 1973, signifie l’absence de réglementations dans le monde de la finance. Celle-ci est aboutie au milieu des années 90 par la suppression de la loi Glasse-Steagall. Ils revendiquent donc également l’élection d’un président américain comme Franklin D. Roosevelt qui serait capable de mettre l’économie au pas en stopant la spéculation avec l’argent du peuple (rétablissement des la loi Glass -Steagall de Roosevelt séparant les banques d’affaires des banques commerciales, des compagnies d’assurance, etc…) et d'éliminer la presque totalité des produits dérivés en remettant un système de change fixe tel que l’on avait lors des trente glorieuses (1945-1975) et en revenant à des accords de prix entre pays souverains sur les matières premières.
Ils estiment que Barack Obama a échoué à combattre la crise car celui-ci était entouré des « pires vautours de Wall Street » tels que les manifestants appellent ses conseillers.

 

Le mode de vie

Si Le Zuccotti Park a été choisi car c’était une propriété privé et la police n’avait pas le droit d’obliger les manifestants à quitter le sitesans l’approbation du propriétaire.
Pour ce qui est du mode de vie, les manifestants avaient au départ le droit d’amener de tentes mais maintenant celles-ci sont proscritespar le maire. On retrouve un service de repas dont le coût est d’environ  1 000 $ par jour dans le camp. Les manifestants ont construit unsystème de traitement des eaux usées et certaine partisans autorisèrent les Indignés à utiliser leurs salles de bain.
Une zone séparée était utilisée comme zone d’information avec des ordinateurs portables et plusieurs routeurs sans fil. Pour alimenterces appareils, les manifestants utilisaient des générateurs de gaz qui furent ensuite retirés pas les pompiers pour éviter tout incendie. Ce fut donc remplacé par des bicyclettes munies d’appareils de production d’électricité.
En Octobre apparut une « tente de fortune » appelée formellement « Bibliothèque Populaire » qui offrit gratuitement la Wi-fi auxmanifestants. Elle sera ensuite enlevée le 15 Novembre lors de l’annonce de la fermeture du parc la nuit. Le parc fut nettoyé et inspectétous les soirs, mais, suite à la persevérance des indignés qui décidèrent d’occuper le parc continuellement,  il ne put être nettoyé du 16septembre au début du mois d’Octobre. Le parc connait donc à ce moment là, des conditions sanitaires inacceptables.

Date de dernière mise à jour : 2012-03-25

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